Les livres, Carnets d’alerte

Les carnets d’alerte peuvent être achetés dans toutes les librairies.
Si votre librairie n’a pas tous les carnets, pensez à les commander ou les acheter sur internet en cliquant ici !

Vous pouvez trouver notre collection Carnets en poche (5 carnets sur 6) sur ce site internet.

Autonomes et solidaires pour le vivant. S’organiser sans l’autorité de l’État

Parmi ceux qui souhaitent préserver le vivant, une divergence n’est pas toujours bien formalisée : notre rapport à l’État. Certains prônent la planification, alors que pour d’autres, l’État fait structurellement partie du problème. L’enjeu : construire un quotidien autour des gestes essentiels tels que se nourrir ou se loger, ensemble, sans l’autorité de l’État.
En France, les initiatives ne manquent pas : habitats partagés, coopératives, ZAD, associations, communes… Elles expérimentent d’autres manières de faire vivre la démocratie. Dans le monde, dans des régions comme au Chiapas au Mexique, les zapatistes bâtissent leur autonomie depuis plus de 20 ans.

Sans les idéaliser, ces collectifs montrent qu’il est possible d’habiter un lieu et d’en prendre
soin avec davantage de solidarité de façon plus autonome et non autarcique.
Juliette Duquesne a interrogé plus d’une centaine de personnes. En entremêlant cas concrets et réflexions théoriques, ce livre permet d’ouvrir nos imaginaires à différentes échelles et de relier les expériences actuelles à des courants historiques tels que l’anarchisme.

L’humain au risque de l’intelligence artificielle

Que cache au juste l’intelligence artificielle ? Pierre Rabhi nous rappelle qu’elle est avant tout fille de l’aptitude humaine. Les ordinateurs, en effet, n’ont ni intelligence propre ni états d’âme : ils sont surtout d’incroyables machines à calculer, à « avaler » des données. Les entreprises rivalisent d’imagination pour les récolter et tenter de cibler leur publicité. Certains États les utilisent pour surveiller les citoyens. L’art de l’indiscrétion est ainsi généralisé. 

Présentée comme la solution idéale à de nombreux maux, l’intelligence artificielle a toutefois des limites, dont une essentielle : la pollution liée au numérique. 

Juliette Duquesne a interrogé plus de 80 personnes à travers le monde. Son enquête montre que l’intelligence artificielle, déjà exploitée dans de multiples secteurs de notre société, présente des risques bien plus insidieux que ceux décrits par la science-fiction. 

Est-il possible de construire un numérique moins envahissant, plus sobre, libre et convivial ? Des solutions existent, déjà expérimentées par la société civile, que ce carnet propose de partager. 

Vivre mieux sans croissance

+ 0,3 %, + 1,1 %, + 2,5 %…

Le taux de croissance est constamment attendu, décortiqué, invoqué, imploré, voire supplié.

Aujourd’hui et depuis quelques années, les mêmes journaux déplorent une croissance trop faible. Et pourtant, les mêmes journaux déplorent que la planète soit envahie de plastiques, que la biodiversité disparaisse, que le réchauffement climatique, la pollution des sols et de l’eau s’aggravent… sans établir aucun lien !

La croissance ne serait-elle pas plutôt la cause de ces multiples déséquilibres ?

Avec 2 % de croissance par an, nous pourrons en 2100 consommer près de six fois plus de biens qu’aujourd’hui.

L’eau que nous sommes, un élément vital en péril

« Vous êtes et nous sommes tous de l’eau », répond souvent Pierre Rabhi aux journalistes qui l’interpellent sur cet élément vital. L’océan, l’un des poumons de notre planète, est en grand danger. Les humains l’ont trop longtemps considéré comme une poubelle, tout comme les mers et les rivières. L’agriculture intensive, l’utilisation massive d’engrais chimiques sont la principale cause de pollution et de consommation de l’eau douce. En France, les pesticides sont présents dans la quasitotalité des cours d’eau et des nappes phréatiques.Les quelque 60 chercheurs, agriculteurs et acteurs de la société civile interrogés pour ce livre le rappellent avec force : l’eau est indispensable à la vie. Chaque jour dans le monde, près de mille enfants de moins de 5 ans meurent d’avoir bu de l’eau insalubre. Objet des convoitises de sociétés multinationales, l’eau est un bien commun qui nécessite une gestion collective.

Comment la consommer de façon plus sobre, écologique, équitable et locale ?

Pour en finir avec la faim dans le monde

Afin de justifier l’agriculture intensive, certains nous expliquent que, depuis cinquante ans, la faim dans le monde a régressé. Et qu’il est impossible de nourrir 7 milliards d’humains en recourant à des techniques respectueuses de l’environnement.

Comment justifier qu’aujourd’hui des enfants, des femmes et des hommes meurent encore de faim ? Et surtout, comment mettre un terme à ce délit collectif insoutenable ?

Entre surabondance et pénurie, le système alimentaire mondial actuel est en échec. Pour faire face à l’augmentation de la population et à la dégradation de l’environnement, des choix urgents s’imposent.

L’agroécologie, qui ne requiert aucun pesticide chimique, est parfaitement adaptée à la condition souvent précaire des paysans. Elle est la solution pour, enfin, éradiquer la faim dans le monde.

Reposant sur une enquête approfondie, ce livre propose des solutions. Oui, il est possible de nourrir tous les enfants que porte notre Terre.

Les excès de la Finance
ou l’art de la prédation légalisée

Bourse ou la vie ! Peu d’injonctions caractérisent mieux notre époque. Les choix et les orientations dites économiques de nos sociétés sont une catastrophe pour la plus grande partie de l’humanité. La financiarisation de l’économie a des conséquences négatives concrètes sur les États, les citoyens, les entreprises, les salariés, le prix des denrées alimentaires de base ou, plus grave encore, la nature…

Déficits, subprimes, fonds de pension, produits dérivés, trading haute fréquence… Autant de termes, souvent opaques, qui ont envahi notre quotidien et conquis la planète, non sans ravages. Les récentes crises financières n’ont pourtant guère connu de précédents. L’ampleur de tels ouragans mérite explications et information, pour tenter de comprendre l’univers de la finance sans le caricaturer. Ce livre présente des solutions pour éviter une nouvelle crise de grande ampleur. Et pour promouvoir une finance éthique et solidaire, en mesure d’enrayer une logique contraire à l’équité.

Les semences, un patrimoine vital en voie de disparition

Trois quarts des variétés de semences ont disparu en un siècle. Or les semences sont la base même de la vie. Comment expliquer, alors, que ce sujet crucial ait été si longtemps maintenu hors de portée et de compréhension du grand public ?

La réglementation, il est vrai, est particulièrement complexe. Mais surtout, celui qui possède la semence contrôle toute la chaîne alimentaire. Détenir ce marché mondial représente des enjeux financiers colossaux.

Cette appropriation du bien commun a commencé à se mettre en place, il y a plus de cinquante ans, avec les semences industrielles. Aujourd’hui, elle s’accentue avec les OGM et les « nouveaux OGM », privant des paysans du monde entier du droit élémentaire de cultiver leurs propres graines.

Comment et pourquoi ce bien si précieux, qui devrait appartenir à tous, a-t-il été privatisé ? Quelles sont les conséquences d’une telle logique ? Quels risques fait-elle courir à la nature, dont l’être humain est lui-même une composante ? Telles sont les questions, vitales pour l’avenir, abordées dans ce carnet d’alerte.

Vous pouvez trouver notre collection Carnets en poche (5 carnets sur 6) sur ce site internet.

François Galgani

océanographe, est responsable du laboratoire Environnement et Ressources de l’Ifremer. Il coordonne un groupe de la Commission européenne sur les déchets marins et un groupe méditerranéen pour le programme des Nations unies pour l’environnement. Il a été l’un des premiers chercheurs à travailler sur les déchets marins, notamment au sein des fonds marins, dès les années 1990.

Romain Troublé

est directeur général de Tara Expéditions. Cette fondation qui se consacre à l’océan organise des expéditions scientifiques sur le thème de l’Arctique, du plancton, du plastique ou encore des coraux. Grâce à cette expertise scientifique, elle s’efforce également de sensibiliser le public, notamment les plus jeunes.